Accueil du site Spectacles (2016) L’enfant Sauvage Projet social

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  • Supernova, 2011 (photo : Yves Gabriel)

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Aujourd’hui, en Belgique, près de 4000 enfants sont en attente d’une famille d’accueil. L’enfant sauvage est un monologue théâtral qui peut avoir une résonance concrète au delà de la représentation : nous faisons le pari sur la possibilité de trouver 200 familles d’accueil.

(article ici)

Infos sur le projet artistique : ici

- 1. RENCONTRE AU THEATRE 140
- 2. CAPSULES VIDEO
- 3. LEXIQUE & CONTACTS
- 4. PAROLE D’UNE EDUCATRICE SPECIALISEE
- 5. EN SAVOIR PLUS



1. RENCONTRE

Au Théâtre 140, le 5 février 2016, à 19h.

Catherine Pierquin, éducatrice dans le secteur de l’enfance et la jeunesse depuis 25 ans, animera une rencontre autour de la nécessité des familles d’accueil.
Elle s’entretiendra avec des personnes touchées de près par le sujet : jeunes placés ou sortants des institutions, familles d’accueil, etc.
Des termes, d’apparence un peu complexes, Institution, accueil d’urgence, parrainage, accueil à moyen et long terme, seront mis en lumière
Une rencontre avec le public permettra à celui-ci de poser toutes les questions autour de l’accueil d’un enfant ou d’un ado.
Cette soirée est gratuite, mais il est préférable de s’inscrire soit par mail (tickets@theatre140.be), soit en téléphonant au 02 733 97 08.


2. CAPSULES VIDEO

A la sortie du spectacle, un téléviseur placé au bar ou dans un couloir diffusera quelques courtes capsules vidéo d’interviews d’enfants et d’adolescents placés par le juge. Les spectateurs désireux de mélanger fiction et réalité pourront s’installer et prendre le temps de les écouter. La totalité des capsules ne dépassera pas les 20 à 30 minutes (en cours de montage).



3.LEXIQUE & CONTACTS

1. L’ACCUEIL

Qu’est-ce que l’accueil :ici / Liste des services : ici


L’accueil, qu’est-ce que c’est ?

Par suite de difficultés non surmontées vécues au sein de sa famille, l’enfant confié en accueil a besoin pendant un certain temps d’une famille–relais pour continuer à grandir dans un climat serein, sécurisant, entouré par des adultes attentifs et chaleureux.
L’accueil se situe donc au point de rencontre :
• d’une famille en difficulté telle qu’elle n’est pas en mesure d’assumer son enfant au quotidien
• d’un enfant en souffrance
• d’instances officielles estimant qu’une orientation vers une famille d’accueil lui serait bénéfique
• d’une famille, avec ses richesses et ses limites, désireuse de tendre la main à cet enfant, dans le respect de son histoire et de sa personne, pour lui donner une nouvelle chance.
Bref, accueillir un enfant, c’est :
• marquer concrètement sa solidarité envers un enfant en difficulté
• accueillir tel qu’il est un enfant en souffrance pour l’aider à construire sa propre personnalité et à se socialiser
• respecter sa famille de naissance et son histoire
• collaborer avec les intervenants professionnels, leur partager notre connaissance de l’enfant, savoir que nous avons le droit d’être aidés dans notre tâche
• parfois aussi, c’est se battre pour que les meilleures décisions possibles soient prises pour l’enfant.

Accueil / adoption

Ce qui différencie surtout l’accueil de l’adoption c’est que la famille d’accueil prend en charge des enfants qui ne seront pas les siens. Ces enfants en accueil “appartiennent” toujours à leurs parents de naissance (habituellement, ils ne sont pas déchus du droit parental), mais ils sont confiés à la collectivité.

A cause de ce fait, la famille d’accueil a des “comptes à rendre” à plusieurs organismes (service de placement, Juge de la Jeunesse, Service de Protection Judiciaire, Service d’Aide à la Jeunesse, etc.…). Le contrôle exercé par ces différents acteurs sur la famille d’accueil peut donc parfois être ressenticomme contraignant. Accueillir ce n’est pas avoir la même autorité sur l’enfant que celle que l’on a vis-à-vis d’un enfant naturel ou adopté. L’accueil a ses particularités : l’enfant ne porte pas le nom des parents d’accueil ; l’enfant vient avec son passé et ses souffrances ; l’enfant est placé par une institution, qui le suit ; l’enfant a une mère et un père biologiques, une famille d’origine. Accueillir un enfant c’est aussi et surtout gérer tout cela au mieux.

Les différents types d’accueil

On peut schématiquement distinguer trois types d’accueil selon les caractéristiques de la situation du jeune : l’accueil à moyen/long terme, à court terme ou l’accueil d’urgence. Ils s’adressent à des enfants et/ou des jeunes de 0 à 18 ans.

- Accueil à moyen et long terme
L’autorité mandante s’oriente vers ce type d’accueil lorsque d’autres moyens d’aide n’ont pas porté leurs fruits. L’enfant est en attente d’une vie de famille que ses parents ne peuvent pas lui offrir avant longtemps. Les familles candidates pour un tel accueil acceptent un engagement qui peut durer plusieurs années, jusqu’à 18 ans si nécessaire. Durant tout l’accueil, le Service de Placement Familial est attentif à soutenir les relations entre l’enfant et ses parents.
- Accueil à court terme
Il s’agit ici de situations où un accueil court est requis (3 mois éventuellement renouvelables deux fois). Dans ces cas, les parents et le jeune doivent être aidés pendant quelques mois. Cette période est mise à profit afin de faire le point sur les difficultés familiales et proposer des pistes pour l’après-accueil. Les familles accueillantes sont préparées aux spécificités d’un accueil de courte durée.
- L’accueil d’urgence
En cas de crise, de danger ou d’urgence, ce type d’accueil familial peut s’organiser très rapidement et dure de quelques jours à 45 jours maximum. Les familles sont prêtes à accueillir le jour même si nécessaire. La période d’accueil permet une mise à distance parents/enfant dans un moment de crise familiale aiguë : ce temps est utilisé pour préparer avec le jeune et sa famille, son retour si possible, ou une autre solution si ce retour ne peut se faire directement.

2. LE PARRAINAGE

Parrain-ami : ici

Le parrainage est conçu comme la construction d’une relation affective privilégiée instituée entre un enfant et un adulte ou une famille et consiste en l’accueil bénévole de façon ponctuelle et régulière (certains week-ends et temps de vacances), d’un enfant en difficulté familiale, dans le but de lui apporter une stabilité affective et un apport éducatif sans jamais se substituer à ses parents. Il s’adresse à des enfants jusque 12 ans.





4. PAROLE D’UNE EDUCATRICE




Catherine Pierquin est éducatrice spécialisée à l’institution les Glanures, à Hornu. Elle est également la présidente de la Compagnie de la Bête Noire. Elle sera l’une des personnes que le public pourra rencontrer à l’issue des représentations.

Vingt et un ans déjà que je travaille comme éducatrice spécialisée dans l’aide à la jeunesse, vingt et une années de terrain qui pèsent pourtant moins lourd que les lois censées réguler les injustices sociales.

Trois ans que Léa est sur une liste d’attente pour partir en famille d’accueil. Aujourd’hui, elle a 8 ans : un âge qui réduit ses chances d’en trouver une. Car un enfant de 8 ans, c’est moins interpellant qu’un bébé de six mois. Ca plaît moins.

Quand nous faisons le choix de placer un enfant en famille d’accueil, il y a toujours, en amont, un travail intensif de remobilisation des parents de naissance. Le décret 91 de l’aide à la jeunesse privilégie en effet le maintien (ou la restauration) des liens familiaux : L’hébergement de l’enfant hors du milieu familial est d’ordre exceptionnel et temporaire.
"Temporaire", ça fait peur aux éventuels candidats d’accueil... Qui voudraient que l’enfant devienne le leur.

Pourtant, on parvient de moins en moins à réinsérer des enfants dans leur milieu familial d’origine. On rencontre de plus en plus de situations proches de la maladie mentale, de parents alcooliques profonds voire drogués. Il y a une énorme instabilité en matière de logement, de travail. Ces parents défaillants, déstructurés, ont souvent connu des parcours chaotiques durant leur propre enfance. Ils ne peuvent plus offrir un cadre éducatif sécurisant et épanouissant.

En cas de danger grave, le juge peut prendre la décision d’un placement immédiat de l’enfant.... mais... les listes d’attente pour concrétiser un placement en institution sont énormes, dantesques, éléphantesques..... Les conséquences sont désastreuses et des enfants en danger sont parfois gardés à l’hôpital parce qu’il n’y a pas de place en pouponnière ou en institution. Il existe aussi des situations de maltraitance qui sont maintenues parce qu’il n’y a pas de solution d’hébergement. Les dérapages sont donc inévitables.

Promouvoir l’accueil familial, le parrainage, permettrait de libérer des places dans les institutions mais offrirait surtout aux enfants accueillis la possibilité de grandir dans une famille chaleureuse et ouverte, tout en restant loyal envers sa maman et son papa. La famille d’accueil a une responsabilité particulière, puisqu’elle remplit un rôle éducatif et affectif sans remplacer les parents.

Il nous faut avant tout avoir des familles potentielles, là aussi un manque cruel de candidat se fait sentir.

Le secteur de l’aide à la jeunesse souffre, les jeunes souffrent, les familles souffrent.... et personne ne descend dans la rue car les éducateurs et les assistants sociaux ne rapportent rien... Nous recevons les moyens au compte-gouttes (et encore ce sont les restes des restes).

Investir dans la petite enfance c’est avoir une approche préventive : Un ado qui vole à l’étalage, qui vole une voiture, aura une réponse immédiate ; un bébé qui refuse de se nourrir car il est en rupture de lien restera sur son lit d’hôpital... Si on prenait soin de la petite enfance en danger, cela occasionnerait moins de préoccupations sécuritaires à leur passage à l’adolescence.

En janvier 2014, les assistantes sociales n’ont plus le choix, les chiffres sont criants et les services d’aide à la jeunesse partent enfin en grève :
« Plus de 38 000 enfants et jeunes en danger ou en difficulté ont été pris en charge (au moins un jour) par un service d’aide à la jeunesse en 2011 (derniers chiffres disponibles). Sur la même période, 3 600 jeunes ayant commis un fait qualifié infraction ont été encadrés. Selon les services d’aide à la jeunesse, il n’existerait que 9 000 possibilités de prise en charge dans des services agréés ; le budget "mineurs délinquants" engloutirait 80 % de l’enveloppe "aide à la jeunesse". Du coup, sur le terrain, les professionnels écopent. » (La Libre Belgique - 19 janvier 2014)


Si ça ce n’est pas une urgence, si ça ce n’est pas un problème sociétal majeur, si ça ne mérite pas d’être débattu en public ; alors il ne nous restera plus qu’à investir dans un terrain pour enterrer les cadavres de l’enfance.

Catherine Pierquin


5. EN SAVOIR PLUS

Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter les sites suivants :
Les familles d’accueil :
http://www.belgium.be/fr/famille/en...
➢ Fédération des Services de Placement Familial : www.plaf.be
➢ Direction générale de l’aide à la jeunesse : www.aidealajeunesse.cfwb.be
➢ L’Accueil Familial : http://www.accueil-familial.be
➢ Alternatives familiales : http://www.alterfam.be
➢ La Porte Ouverte / ASBL pour les familles d’accueil en Communauté française : www.laporteouverte.eu

Le parrainage :
➢ Asbl Parrain ami : http://www.parrain-ami.org/
➢ Asbl Hisser-Haut : http://parrainage.be

Services d’accueil du réseau Afea :
➢ L’Albatros (Herstal) :
plf.albatros@aigs.be
Tél. 0492 58 40 89 ou 04 248 48 10
➢ Les Chanterelles ASBL (Seraing) : www.chanterelles.be
Tél. 04 380 41 73
chanterelles.saf@gmail.com
➢ La Croisée ASBL (Malmedy)
Tél. 080 33 76 11
jeannineflament@skynet.be
➢ Famisol ASBL (Bruxelles) : www.famisol.be
Tél. 02 771 91 14
info@famisol.be
➢ La Ridelle ASBL (Ciney) : www.laridelle.be
Tél. 083 21 65 90
patrick.ceusters@hotmail.com
➢ Service d’Accueil Familial Provincial (Mons) : www.hainaut.be/social/safp
Tél. 065 34 64 09
philippe.de_tandt@hainaut.be
➢ La Vague ASBL (Bruxelles) : www.lavague.be
Tél. 02 735 83 34
info@lavague.be

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